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La contraception naturelle, est un terme utilisé à tord pour exprimer le fait que l’on s’appui sur notre cycle naturel pour éviter une grossesse. En réalité, il est plus correct de parler de méthode d’observation du cycle. Aujourd’hui je rencontre de plus en plus de femmes qui décident de mettre fin à la prise d’hormone voire qui n’en n’ont jamais prise et qui veulent se reconnecter à soi, développer leur savoir, et surtout savoir déterminer avec fiabilité les phases fertiles et infertiles pour gérer leur cycle naturellement.

Mais dans cette quête du naturel, de nombreux malentendus sont fréquents, alors quelles sont les erreurs à éviter quand on veut entreprendre une contraception naturelle ?

1) S’appuyer sur une méthode fiable, efficace, reconnue scientifiquement

Malheureusement aujourd’hui, quand une femme veut se lancer dans un mode de contraception plus naturel, elle se retrouve livrée à elle-même. Il est difficile de trouver des informations en partant de zéro et la plupart du temps en parler à sa gynéco n’engendre que la diffusion de croyances et de jugements laissant les femmes sans réelle solution. Alors pour faire simple, mettons un terme aux méthodes dépassées et inefficaces que sont la méthode Ogino (qui consiste à calculer les jours du cycle), la méthode des températures.
Ces méthodes ont la dents dures et sont l’objet d’amalgames réguliers.

La méthode sympto-thermique est à ce jour et à mon sens la méthode d’observation du cycle la plus fiable et la plus efficace. Il est nécessaire de prendre le temps de comprendre la méthode avant de se lancer, mais heureusement aujourd’hui le nombre d’ouvrages à ce sujet se développe et de plus en plus de formatrices et conseillères peuvent vous accompagner.

2) Ne pas compter les jours !

Une erreur bien trop courante. Vous avez beau avoir des cycles réguliers, l’ovulation est et restera un moment du cycle qui n’est pas fixe et qui dépend de plusieurs facteurs : physiologiques, environnementaux, émotionnels …etc.

Alors inutile de compter les jours du cycle pour savoir si on est fertile ou pas, c’est assurément l’une des premières causes de grossesse indésirée.

3) Prendre le temps d’apprendre

 

Une autre erreur courante quand on veut se lancer dans la contraception naturelle, c’est de se lancer trop vite en pensant avoir compris sans vraiment avoir saisi la subtilité de la méthode. En effet, bien souvent j’entends des femmes raconter qu’elle pratique la méthode symptothermique, elles prennent en effet leur température et observent leur glaire mais de quelle manière ? Ce qui assure la fiabilité de cette méthode, c’est justement le respect de quelques règles, simples mais importantes.
Par exemple,  saviez vous que la température doit être prise tous les matins au réveil, avant de se lever du lit ? qu’il y a des situations où celle-ci ne sera pas prise en compte et les données doivent être reportées de manière quotidienne dans un carnet de bord appelé cyclogramme ?

Alors un conseil précieux pour assurer que vous pratiquez la méthode correctement et en toute fiabilité, formez vous du moins prenez le temps de lire un des ouvrages phares de la méthode pour vous lancer dans les meilleures conditions, et après ça ira tout seul.

4) Ne pas rester seule dans sa démarche

Il est vraiment nécessaire et positif de s’entourer d’autres femmes dans la même démarche que soi, de se faire suivre par une conseillère. Cela permet de parler de ses doutes, de gagner en confiance, de s’entourer de personnes portant les mêmes valeurs et les mêmes intérêts que soi.

 

 

5) Sauter le pas à deux

Souvent, par défaut, et à cause des mauvaises habitudes que la société nous a demandé de porter, la femme porte la responsabilité de la contraception dans le couple. Et oui après tout, c’est elle qui risque une grossesse, pas l’homme, n’est-ce pas ?
A cause de cela, on aura parfois tendance à vouloir assumer seule ce changement de contraception, mais voici ici une erreur aussi courante et qui peut être fatale. Vouloir porter la méthode seule c’est retirer à l’homme l’opportunité de mieux nous comprendre, de le responsabiliser dans son rôle. Pire encore, vous risquez de vivre des situations de confusion et de malentendu lors de vos périodes fertiles.

Il est temps de vivre la contraception à deux, et de manière équitable, et pratiquer la méthode symptothermique permet de connecter son couple à un lien beaucoup plus fort. L’homme fait partie prenante du jeu, il est acteur et est tout aussi responsable que la femme du comportement à adopter en phase fertile. Evidement une bonne communication est nécessaire mais si les débuts peuvent être compliqués, quand la parole se libère, on en sort beaucoup plus lier et fort.

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